La référence en hépatite C au Québec depuis 2003

De nouveaux procédés de laboratoire en Colombie-Britannique simplifient la cascade de soin en hépatite C

(Publié le 17 août 2020 sur le blogue de CATIE par le professeur Mel Krajden et les docteures Agatha Jassem et Sofia Bartlett. Traduction libre de l’anglais par le CAPAHC.)

Les Britanno-Colombien·ne·es peuvent maintenant avoir un diagnostic d’hépatite C avec seulement un test sanguin. Ce test sauvera du temps et de l’argent tant pour les patient·e·s que pour le système de santé. C’est grâce à un nouveau procédé de dépistage introduit par le Laboratoire de Santé publique du BCCDC, connu sous le nom de test ARN hépatite C (VHC) réflexe.

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HepCATT, une intervention peu coûteuse mais moyennement efficace pour le dépistage de l’hépatite C

(Publié sur le Journal International de Médecine www.jim.fr le 3 mars 2020.)

L’OMS souhaite réduire l’incidence de l’hépatite C de 80 % et sa mortalité de 65 %, d’ici 2030. Le NHS (National Health Service) anglais ambitionne d’atteindre ces objectifs en 2025. Pour cela, les autorités sanitaires souhaitent mobiliser les médecins généralistes. Actuellement, 30 % des hépatites C dépistées le sont à leur initiative. Une équipe du Royaume-Uni a entrepris d’évaluer l’intérêt et le rapport coût-efficacité d’une intervention impliquant les généralistes et menée dans le but d’identifier et d’inviter les patients à haut risque à se faire dépister et traiter le cas échéant, intervention dénommée HepCATT.

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Journée mondiale de la justice sociale : Vers une réponse équitable à la réduction des méfaits et des hépatites

Traduction libre de ce texte original écrit par Jessica Hicks, directrice des programmes de l’Alliance mondiale contre l’hépatite, suite à sa présence à la conférence africaine de l’International network on Hepatitis in substance user (INHSU) ou Réseau international sur les hépatites chez les personnes utilisant des drogues.)

Le thème de la Journée mondiale de la justice sociale 2020 est « Combler les inégalités pour atteindre la justice sociale ». C’est particulièrement pertinent pour moi que je participe à la première Conférence régionale sur les soins en hépatites chez les personnes utilisant des drogues (INHSU Afrique) au Cap cette semaine.

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Emergence de nouveaux variants du VHC : faut-il avoir peur ?

(Dr Sylvain Beorchia, Childs K, Davis C, Cannon M et coll. : Suboptimal SVR Rates in African Patients with Atypical Genotype 1 Subtypes: Implications for Global Elimination of Hepatitis C. J Hepatol. 2019; 71(6) : 1099-1105. DOI: https://doi.org/10.1016/j.jhep.2019.07.025)

À l’ère des antiviraux à action directe (AAD) dirigés contre le virus de l’hépatite C (VHC), la majorité des personnes traitées pour une infection chronique à VHC sont quasiment « débarrassées » du virus, c’est-à-dire qu’elles obtiennent une réponse virale soutenue (RVS) dans plus de 90 % des cas d’infection par des virus de génotypes 1 à 7 et leurs sous types habituels. Les sous-types de VHC inhabituels en Europe sont, par contre, plus répandus en Afrique, mais on connaît mal leur sensibilité aux AAD. Ils incluent le génotype 1 non-1a/1b/non-sous-typable (G1) ou non 4a/4d (G4).

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Si on écrivait à propos de la caféine comme des autres drogues…

(Traduction libre de l’anglais au français à partir de cet article d’Elizabeth Brico publié le 10 juin 2019 dans Filter Magazine.)

Genelle Chaconas ne peut passer un jour sans caféine. Les « caféine-heads » consomment ce puissant stimulant sous la forme de « café » – un breuvage psychoactif dérivé de la cuisson de fèves d’un arbuste exotique poussant en Amérique Latine et en Afrique. Ces personnes consomment une tasse du breuvage chaque matin, puis répètent le rituel plusieurs fois tout au long de la journée.

Sans cela, dit Chaconas, ces personnes ont de la difficulté à se concentrer et deviennent colériques. « Les gens se mettant entre moi et le café ne vivent pas assez longtemps pour pouvoir le raconter », admet Chaconas. Des affirmations violentes comme celles-là sont fréquentes chez les « caféine-heads » – bien que plus de recherches puissent être nécessaires pour prouver le lien de causalité entre la caféine et des tendances meurtrières.

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Pourquoi il est temps d’introduire les autotests du VIH au Canada

Le nombre de nouveaux cas de contraction du VIH au Canada augmente drastiquement. Les autotests sont pourtant presque aussi faciles à utiliser qu’un test de grossesse.

Christian Jasserand, 56, était en voyage de travail aux États-Unis il y a 3 ans lorsqu’il est passé dans une pharmacie et a acheté un autotest pour le VIH qui était en vente libre pour seulement 35 $US. Après l’avoir essayé rendu chez lui à Toronto – avec un peu de salive et quelques minutes d’attente – il s’est dit qu’il aurait dû en acheter plusieurs.

« On peut faire ça dans le confort de chez soi, que je me suis dit. Pas besoin de rendez-vous avec un médecin ou une clinique, on le fait selon ses propres conditions » dit Jasserand. Ça a été une manière rapide et efficace de découvrir qu’il testait négatif pour le virus. « Ça rend le tout beaucoup plus facile. »

Soixante-dix-sept pays, incluant les États-Unis, l’Afrique du Sud et le Nigéria, ont approuvé des autotests du VIH pouvant se faire à la maison, soit avec un coton-tige pour la salive ou une goûte de sang. Le Canada n’en fait pas partie, malgré le fait que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a donné sa bénédiction en 2016 à l’utilisation de cet outil pour arriver à éliminer le virus. C’est aussi malgré le fait que la compagnie canadienne BioLytical Laboratories inc est le manufacturier de INSTI, un autotest sanguin que l’OMS a approuvé pour utilisation par les agences de l’Organisation des Nations Unies (ONU) partout dans le monde.

Maintenant, docteurs, personnel du milieu de la santé et leaders dans les organisations travaillant en VIH/SIDA dissent assez c’est assez. Ces personnes veulent que le Canada approuve les autotests.

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Un nouvel espoir pour le traitement de l’infection au VHB

(Publié sur le Journal International de Médecin www.jim.fr le 10 janvier 2020.)

Les analogues nucléos(t)idiques ne peuvent éliminer complètement le virus dans les hépatocytes infectés par le virus de l’hépatite B (VHB) et donc guérir l’hépatite chronique B. En effet, l’ADN circulaire fermé de manière covalente (ADNccc) persiste dans leur noyau, constitue un réservoir et contribue à la pérennité du VHB à l’origine de l’évolution cirrhogène et de la cancérisation secondaire.

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Aagahi : sensiblisation, dépistage et corridor de soins en hépatite C dans la communauté pakistanaise de Montréal

Les objectifs d’Aagahi étaient d’augmenter la sensibilisation et le dépistage de l’hépatite C tout en offrant un corridor de soins facilité dans la communauté pakistanaise de Montréal, avec une approche adaptée culturellement et d’un point de vue linguistique.

Au Canada, 44% des personnes vivant avec le VHC ne connaissent pas leur statut et 35% de tous les cas d’hépatite C au Canada seraient chez des personnes immigrantes. Ce projet ciblait la communauté pakistanaise de Montréal. La prévalence du VHC au Québec est de 0,71% mais celle au Pakistan est de 5,6%. Environ 13 000 personnes d’origine pakistanaise vivent au Québec, dont 98% dans la région métropolitaine de Montréal.

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