La référence en hépatite C au Québec depuis 2003

HepCATT, une intervention peu coûteuse mais moyennement efficace pour le dépistage de l’hépatite C

(Publié sur le Journal International de Médecine www.jim.fr le 3 mars 2020.)

L’OMS souhaite réduire l’incidence de l’hépatite C de 80 % et sa mortalité de 65 %, d’ici 2030. Le NHS (National Health Service) anglais ambitionne d’atteindre ces objectifs en 2025. Pour cela, les autorités sanitaires souhaitent mobiliser les médecins généralistes. Actuellement, 30 % des hépatites C dépistées le sont à leur initiative. Une équipe du Royaume-Uni a entrepris d’évaluer l’intérêt et le rapport coût-efficacité d’une intervention impliquant les généralistes et menée dans le but d’identifier et d’inviter les patients à haut risque à se faire dépister et traiter le cas échéant, intervention dénommée HepCATT.

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Emergence de nouveaux variants du VHC : faut-il avoir peur ?

(Dr Sylvain Beorchia, Childs K, Davis C, Cannon M et coll. : Suboptimal SVR Rates in African Patients with Atypical Genotype 1 Subtypes: Implications for Global Elimination of Hepatitis C. J Hepatol. 2019; 71(6) : 1099-1105. DOI: https://doi.org/10.1016/j.jhep.2019.07.025)

À l’ère des antiviraux à action directe (AAD) dirigés contre le virus de l’hépatite C (VHC), la majorité des personnes traitées pour une infection chronique à VHC sont quasiment « débarrassées » du virus, c’est-à-dire qu’elles obtiennent une réponse virale soutenue (RVS) dans plus de 90 % des cas d’infection par des virus de génotypes 1 à 7 et leurs sous types habituels. Les sous-types de VHC inhabituels en Europe sont, par contre, plus répandus en Afrique, mais on connaît mal leur sensibilité aux AAD. Ils incluent le génotype 1 non-1a/1b/non-sous-typable (G1) ou non 4a/4d (G4).

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Un nouvel espoir pour le traitement de l’infection au VHB

(Publié sur le Journal International de Médecin www.jim.fr le 10 janvier 2020.)

Les analogues nucléos(t)idiques ne peuvent éliminer complètement le virus dans les hépatocytes infectés par le virus de l’hépatite B (VHB) et donc guérir l’hépatite chronique B. En effet, l’ADN circulaire fermé de manière covalente (ADNccc) persiste dans leur noyau, constitue un réservoir et contribue à la pérennité du VHB à l’origine de l’évolution cirrhogène et de la cancérisation secondaire.

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Effet favorable de la RVS sur les manifestations extra-hépatiques de l’hépatite C chronique

Si la cirrhose du foie et le carcinome hépatocellulaire participent à une mortalité deux fois plus élevée des patients porteurs du virus de l’hépatite C (VHC), l’évolution des manifestations extra-hépatiques, indépendantes de la sévérité des lésions hépatiques, a été moins étudiée après l’éradication du virus. Les antiviraux d’action directe permettent actuellement une éradication virale obtenue sous forme d’une réponse virale soutenue (RVS) avec négativation de la PCR du VHC dans plus de 90 % des cas traités. (suite…)

AVANCÉE MÉDICALE – Les premiers résultats pour un vaccin contre l’hépatite C, mis au point en Angleterre, sont très prometteurs.

Le premier vaccin contre l’hépatite C, mis au point par le laboratoire britannique GlaxoSmithKline, est sans doute sur la bonne voie. Selon les résultats publiés mercredi dans la revue médicale américaine Science Translational Medicine, le vaccin a été bien toléré et a induit une forte réponse immunitaire lors d’un essai clinique de phase 1. (suite…)

L’épidémiologie du virus de l’hépatite C est hétérogène et mouvante

On estime aujourd’hui que 115 millions de personnes dans le monde ont rencontré le virus de l’hépatite C (VHC) et 80 millions ont une hépatite C chronique. Le génotype 1 (G1) est le plus fréquent (46 $), spécialement le sous-type G1b (22 %), suivi du G3 (22 %), du G2 (13 %) et du G4 (13 %) ; les G6 (2 %) et G5 (1 %) étant plus rares. Plusieurs génotypes viraux seraient associés dans 3 % des cas. (suite…)