La référence en hépatite C au Québec depuis 2003

Pourquoi il est temps d’introduire les autotests du VIH au Canada

Le nombre de nouveaux cas de contraction du VIH au Canada augmente drastiquement. Les autotests sont pourtant presque aussi faciles à utiliser qu’un test de grossesse.

Christian Jasserand, 56, était en voyage de travail aux États-Unis il y a 3 ans lorsqu’il est passé dans une pharmacie et a acheté un autotest pour le VIH qui était en vente libre pour seulement 35 $US. Après l’avoir essayé rendu chez lui à Toronto – avec un peu de salive et quelques minutes d’attente – il s’est dit qu’il aurait dû en acheter plusieurs.

« On peut faire ça dans le confort de chez soi, que je me suis dit. Pas besoin de rendez-vous avec un médecin ou une clinique, on le fait selon ses propres conditions » dit Jasserand. Ça a été une manière rapide et efficace de découvrir qu’il testait négatif pour le virus. « Ça rend le tout beaucoup plus facile. »

Soixante-dix-sept pays, incluant les États-Unis, l’Afrique du Sud et le Nigéria, ont approuvé des autotests du VIH pouvant se faire à la maison, soit avec un coton-tige pour la salive ou une goûte de sang. Le Canada n’en fait pas partie, malgré le fait que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a donné sa bénédiction en 2016 à l’utilisation de cet outil pour arriver à éliminer le virus. C’est aussi malgré le fait que la compagnie canadienne BioLytical Laboratories inc est le manufacturier de INSTI, un autotest sanguin que l’OMS a approuvé pour utilisation par les agences de l’Organisation des Nations Unies (ONU) partout dans le monde.

Maintenant, docteurs, personnel du milieu de la santé et leaders dans les organisations travaillant en VIH/SIDA dissent assez c’est assez. Ces personnes veulent que le Canada approuve les autotests.

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L’hépatite C peut se transmettre en l’absence de sang lors des relations sexuelles anales

Le virus de l’hépatite C (VHC) est présent en quantité suffisante dans le liquide rectal des hommes atteints du VIH et de la co-infection à l’hépatite C pour permettre la transmission du VHC en l’absence de sang, ont rapporté des chercheurs lors de l’assemblée 2015 de l’American Association for the Study of Liver Diseases (AASLD) tenue à San Francisco. (suite…)

Co-infection VIH/VHC et décompensation hépatique

Risque de décompensation hépatique deux fois plus élevé en cas de co-infection VHC-VIH qu’avec le VHC seul

Une co-infection par le virus de l’hépatite C (VHC) survient chez environ 10 à 30 % des patients infectés par le VIH. Elle accélère la progression vers la fibrose hépatique et augmente la fréquence des décompensations hépatiques. A l’heure des traitements anti retro viraux (ART), peu d’études longitudinales ont précisé l’incidence exacte et le déterminisme de la décompensation hépatique en cas de co-infection. (suite…)