La référence en hépatite C au Québec depuis 2003

(Traduction libre de l’anglais) 18-20 juin, 2019, Kampala.

Le sommet avait comme objectif de rassembler les différents partenaires et pays pour éliminer les hépatites virales en Afrique. Le thème était « Éliminer les hépatites virales en Afrique ; Mettre en œuvre une stratégie contre les hépatites virales ». L’événement, qui a rassemblé des participant-e-s de plus de 25 pays, fut une opportunité pour les pays de développer ou travailler à la mise en œuvre de plans d’action, partager les leçons apprises par chacun-es dans la lutte contre les hépatites virales et faire une communauté de pratique.

En Afrique, mourir d’une hépatite virale est en train de devenir un risque plus grand que mourir du VIH, de la malaria ou la tuberculose. Nous évaluons que 200 000 personnes meurent annuellement des complications de l’hépatite B et C, essentiellement de cancers du foie, sur le continent. C’est à mettre en relief avec 60 millions de personnes vivant avec une hépatite B chronique dans la région, desquelles, 4.8 millions sont des enfants de moins de cinq ans. De plus, nous estimons qu’une dizaine de millions de personnes vivent avec l’hépatite C, assurément à cause de mauvaises pratiques avec les manipulations de produits sanguins, notamment les prélèvements ou injections.

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En Ouganda, selon le sondage UPHIA (Uganda Population-based HIV Impact Assessment) de 2016, il y aurait une prévalence du virus de l’hépatite B de 4.1% chez les personnes de 15-64 ans. Cette prévalence varie cependant beaucoup régionalement, avec une prévalence de 4.6% dans le nord et de 0.8% dans le sud-ouest du pays. Bien que la prévalence actuelle du virus de l’hépatite C en Ouganda soit inconnue, les données de la Bangue de Sang Nationale indiquent que la prévalence chez les personnes donnant du sang est d’environ 1.5%.

Pour mitiger la prévalence de l’hépatite B, l’Ouganda a commencé à produire les médicaments de première ligne pour le traitement. Ça en fait un des premiers pays d’Afrique à produire ces médicaments. C’est fait Cipla Quality Chemical Industries ltée, une compagnie pharmaceutique approuvée par l’OMS (Organisation mondiale de la Santé).
L’ouverture du sommet fut présidée par le Vice-Président de l’Ouganda, Son Excellence Edward Ssekandi, comme représentant de la Présidence.

Dans son mot de bienvenue, le Vice-Président a informé les délégués que la mobilisation pour la vaccination est à l’avant-plan de son travail, « J’ai imploré le Ministre de la Santé de vacciner tou-te-s les adolescent-e-s et adultes du pays pour se débarrasser de l’hépatite B et ça a débuté en juillet 2015. » Il a ajouté, « J’ai personnellement participé à la mobilisation de masse pour la vaccination. Cependant, il est important de sensibiliser les gens sur les modes de transmissions lors d’événements internationaux comme celui-ci. »

La Ministre de la Santé, Dr Jane Ruth Aceng, a informé les délégués que le gouvernement de l’Ouganda a adopté les résolutions de 2010 et 2014 de l’OMS sur les hépatites virales et reconnaît ces maladies comme étant un problème de santé publique.

Elle a aussi révélé que le Ministère de la Santé a mis en place un Groupe technique de travail sur les hépatites, qui a développé un plan d’action stratégique pour l’élimination de l’hépatite B, un plan de vaccination pour les adolescent-e-s et adultes, puis des changements statutaires pour déclarer l’hépatite B comme un problème de santé publique. Un autre outil fut un plan de vaccination obligatoire contre l’hépatite B pour les personnes travaillant dans le domaine de la santé.

Le représentant de l’OMS en Ouganda, Dr Yonas Tegegn Woldemariam, a dit que le Bureau régional de l’OMS en Afrique a établi un Cadre d’action pour la prévention, le soin et le traitement des hépatites virales dans la région Africaine 2016-2020. « Ça a été conçu pour guider les états membres dans l’implantation de la Stratégie mondiale pour l’élimination des hépatites virales en 2030 ».

Dr Yonas a aussi prévenu les délégué-e-s que l’OMS allait fournir des indicateurs pour suivre l’évolution du cadre, « Nous avons conçu un tableau d’évaluation qui a été présenté au Sommet. Il fournit des informations vitales sur le statut hépatique régional tout en mesurant le progrès vis-à-vis du Cadre d’action de l’OMS. »
De façon à réduire la prévalence des hépatites virales, le gouvernement de l’Ouganda planifie aussi de dépister l’hépatite B et C chez toutes les femmes enceintes, puis d’introduire une vaccination à la naissance. Cela contribuera à éliminer la transmission mère-enfant de ces hépatites.

Le gouvernement va aussi continuer sa politique de dépistage systématique de masse des populations plus « à risque » comme les personnes faisant du travail du sexe, les prisonnier-e-s sans oublier les camps de réfugié-e-s et les communautés qui les reçoivent. En plus, le gouvernement maintiendra et renforcera les pratiques sécuritaires d’injection, prélèvement et manipulation sanguine ainsi que lors des chirurgies, puis de manière générale chez les personnes travaillant dans le domaine de la santé.
La sensibilisation sur les hépatites virales sera aussi accélérée en travaillant avec les groupes communautaires et de la société civile pour augmenter les opportunités d’éduquer la population sur ces sujets.

Le Sommet a été soutenu par le Ministère de la Santé de l’Ouganda, l’OMS et la WHA (Wolrd Hepatitis Alliance). Une délégation importante d’Égypte, dirigée par la Ministre la Santé Dr Hala Zayed et le représentant de l’OMS en Égypte, de John Jabbour, était aussi présente.

Les autres délégué-e-s présent-e-s provenaient de l’industrie pharmaceutique, des membres de l’OMS africaine, des groupes communautaires et de la société civile (dont plusieurs membres de la WHA), puis des personnes provenant des milieux académiques et du secteur privé.

Source : Hep Voice, World Hepatitis Alliance, juin 2019, p.9.