La référence en hépatite C au Québec depuis 2003

Cet article est une traduction libre par Romane Close de cette page sur la COVID-19 de l’Alliance mondiale contre les hépatites. Des ajouts par le CAPAHC et spécifiques au Québec seront ajoutés progressivement à l’article.

Qu’est-ce que la COVID-19 ?

La COVID-19 est une maladie infectieuse causée par un coronavirus nouvellement découvert.

D’après l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la plupart des personnes infectées par le virus souffrent d’un trouble respiratoire léger à modéré et guérissent sans avoir besoin d’un traitement. Les personnes les plus à risque de complications sont les personnes ayant un système immunitaire affaibli, les personnes atteintes de maladies chroniques telles que les maladies cardiaques, pulmonaires et rénales, ainsi que les personnes âgées de 70 ans et plus.

La maladie se propage facilement et il est vital que des efforts soient mis en place pour contrôler la propagation du virus et pour que les systèmes de santé soient capables de s’occuper de tous ceux qui en ont besoin. L’épidémie a été déclarée comme étant une pandémie le 12 mars 2020.

La COVID-19 et les hépatites virales

A l’heure actuelle, il n’y a pas d’indication spécifique pour les personnes vivant avec une hépatite virale. Cependant, l’Alliance mondiale contre l’hépatite travaille avec les sociétés mondiales du foie afin d’obtenir les informations et les conseils les plus à jour possible pour les personnes vivant avec une hépatite virale.

Comment vais-je être affecté ?

La pandémie de la COVID-19 va probablement affecter les services existant pour les personnes vivant avec une hépatite virale. L’impact sur les services va varier entre chaque pays, mais cela peut signifier que les prestations de dépistage, de prévention et de traitement soient limitées ou suspendues. Des services peuvent cependant être fournis par téléphone ou sur les sites internet.

Pour les personnes en attente d’un traitement contre l’hépatite C : afin d’assurer votre sécurité et celle des professionnel·le·s de la santé pendant cette période, il se peut qu’il y ait des retards dans la réception des traitements.

(Note de l’auteure : les compagnies pharmaceutiques nous ont assurées qu’il n’y aurait pas de pénurie pour les traitements disponibles au Québec.)

Pour les personnes qui suivent un traitement contre l’hépatite B : il se peut qu’on vous demande de vous assurer d’avoir suffisamment de médicaments pendant la période de confinement. Si vous êtes préoccupé·e par l’approvisionnement de votre traitement, veuillez contacter votre fournisseur de soins santé.

Pour les personnes en attente d’une greffe de foie : il se peut que la procédure soit retardée à cause du traitement immunosuppresseur administré après l’opération. Ceci sera déterminé par votre fournisseur de soins de santé.

Pour les personnes qui ont reçu une greffe du foie : il se peut qu’on vous demande de vous isoler durant tout le temps de la pandémie. Les gouvernements sont en train d’émettre des lignes directrices à ce propos.

Veuillez suivre les directives des autorités sanitaires locales afin d’obtenir les informations spécifiques à votre lieu de résidence. Vous pouvez également contacter les membres de l’Alliance mondiale de l’hépatite si vous avez des problèmes. Pour les contacter : www.worldhepatitisalliance.org/our-members

La COVID-19 et les communautés à risque

Les communautés qui sont les plus à risque d’être atteintes d’une hépatite virale sont les personnes marginalisées et mal desservies par le système de la santé. De plus, elles seraient affectées de manière disproportionnée par le virus de la COVID-19. Les membres de l’Alliance mondiale contre l’hépatite et d’autres groupes communautaires jouent donc un rôle important pour que ces communautés sachent ce qu’elles doivent faire durant la pandémie de la COVID-19.

Les personnes qui utilisent des drogues (PUD)

Dans les pays où elles existent, il se peut que les salles de consommation supervisée et d’échange de seringue ne soient pas en mesure de fonctionner normalement. Veuillez contacter directement les centres pour savoir quels services sont maintenus.

Les personnes qui suivent un traitement antagoniste opioïdes (TAO) ou un traitement de substitution aux opiacés (TSO) auront peut-être besoin de contacter leur fournisseur de soins de santé.

Il se peut que les personnes qui suivent des programmes communautaires ou des thérapies de groupe ne puissent plus assister en personne aux ateliers, aux cours et aux rencontres communautaires. Cependant, la plupart du temps ces services peuvent se faire à distance, en ligne, et une ligne téléphonique de soutien peut être mise en place pendant la pandémie.

Les personnes incarcérées

Il se peut qu’il y ait une réduction des services de programmes d’hépatites existants dans les prisons. Cela peut se traduire par l’indisponibilité ou la diminution du soutien par les pair·e·s. D’autre part, les visites pour les personnes incarcérées peuvent être restreintes. Veuillez communiquer directement avec les prisons pour plus de détails.

Les personnes réfugiées et migrantes

Les services dédiés à ces populations peuvent être affectés. La société civile joue un rôle important pour assurer des prestations de soins de santé de base et pour fournir les informations adéquates aux communautés de réfugié·e·s et de migrant·e·s durant la pandémie.

Les personnes vivant avec le VIH

Actuellement, il n’y a pas de recommandations spécifiques pour les personnes vivant avec le VIH et une hépatite. Veuillez vous adresser à votre fournisseur de services de santé pour plus d’informations.

Les personnes sans domicile fixe

Les personnes en situation d’itinérance qui dépendent des services d’accueil et des centres de jour pour leur approvisionnement en nourriture ou en habillement peuvent se voir enlever l’accès à ces services pendant la pandémie. Dans certaines régions, les services de proximité sont encore disponibles. De plus, de nombreuses personnes en situation d’itinérance n’auront pas accès à de l’information digitale ou autres moyens de télécommunication. La société civile joue donc un rôle important pour leur assurer un accès à de l’information adéquate à propos des modifications sur les services qui leur sont dédiés ainsi que sur les mesures de précautions de base pour réduire le risque de contracter la COVID-19.

Les personnes en situation d’itinérance peuvent également avoir un accès limité à des conditions d’hygiène et des installations sanitaires adéquates. De plus, il peut être difficile pour ces personnes de maintenir une distanciation physique ou sociale adéquate.

Il est important que ces personnes en situation d’itinérance aient accès aux nécessités de base, aux soins de santé de base et à des installations sanitaires.

Santé mentale

La pandémie de la COVID-19 peut avoir un effet sur la santé mentale des individus. En effet, la pandémie et le confinement peuvent augmenter les inquiétudes et les angoisses. Les personnes vivant avec une hépatite virale peuvent déjà avoir des problèmes de santé mentale existants en raison de la stigmatisation causée par leur maladie. Il existe de nombreuses ressources disponibles pour ceux qui ont des problèmes de santé mentale pendant cette période.

Comment puis-je me protéger ?

La plupart des personnes touchées par la COVID-19 ont des symptômes bénins et guérissent de la maladie, mais il y a des cas pour qui la maladie est plus sévère. D’après l’OMS, vous pouvez prendre soin de votre santé et protéger les autres en suivant ces quelques gestes barrières

Se laver les mains fréquemment

Nettoyez-vous les mains régulièrement et minutieusement avec du savon et de l’eau ou avec une solution à base d’alcool.

Pourquoi? Ce geste permet d’éliminer les virus qui peuvent se trouver sur vos mains.

Maintenir la distanciation physique (distanciation sociale)

L’OMS recommande de conserver une distance d’au moins un mètre (3 pieds) entre vous et toute personne qui tousse ou qui éternue.

Pourquoi ? Quand une personne tousse ou éternue, elle expulse des gouttelettes liquides qui peuvent contenir le virus. Si vous êtes trop proche de cette personne, vous pouvez respirer les gouttelettes, y compris le virus si la personne est infectée.

Eviter de se toucher les yeux, le nez et la bouche

Pourquoi ? Les mains entrent en contact avec de nombreuses surfaces, elles risquent donc plus probablement d’entrer en contact avec le virus. Une fois contaminées, les mains peuvent transférer le virus à vos yeux, à votre bouche ou à votre nez qui sont des portes d’entrée pour le virus vers votre corps. Cela peut donc vous rendre malade.

Pratiquer l’hygiène respiratoire

Assurez-vous que les gens autour de vous et vous-même suiviez une bonne hygiène respiratoire. L’OMS recommande d’utiliser son coude plié ou un mouchoir en papier en recouvrant sa bouche et son nez, lorsque vous toussez ou éternuez. Il faut ensuite immédiatement jeter le mouchoir en papier.

Pourquoi ? Les gouttelettes expulsées lorsque vous toussez ou éternuez peuvent contenir le virus. En suivant une bonne hygiène respiratoire, vous protégez les personnes autour de vous.

Si vous avez de la fièvre, de la toux et des difficultés respiratoires, demandez rapidement des soins médicaux

Restez à la maison si vous ne vous sentez pas bien. Si vous avez de la fièvre, de la toux et des difficultés respiratoires, consultez un médecin en appelant à l’avance. Suivez les instructions de votre autorité de santé locale.

Pourquoi ? Les autorités nationales et locales auront la plupart des informations à jour sur la situation dans votre région. Appeler à l’avance permettra à votre fournisseur de soins de santé de vous diriger vers la bonne ressource de santé. Cela vous protégera également et aidera à prévenir la propagation des virus.

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