La référence en hépatite C au Québec depuis 2003

(Traduction libre de l’anglais) Ayant une des plus hautes prévalences d’hépatite C au monde, le Pakistan doit travailler religieusement à la fois au traitement des patient-e-s et à leur dépistage si nous voulons éliminer cette maladie pour 2030, comme déclaré par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et ratifié par le Pakistan.

Avec près de 5% de la population souffrant de l’hépatite C, plus de 8 millions de patient-e-s et moins de 5% de celles et ceux-ci obtenant un traitement, le Pakistan aurait besoin de dépister 25 millions de personnes chaque année pour pouvoir en diagnostiquer environ 900 000 et en traiter 700 000.

Cette cible représenterait une augmentation de 4 fois le nombre de traitement et 24 fois le nombre de diagnostiques en comparaison avec la situation actuelle. Il y a une nécessité de prendre des mesures urgentes pour accélérer les diagnostics de l’hépatite C et identifier les millions d’individus manquants.

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Le président de la Société pour l’étude des maladies du foie du Pakistan et la Société de gastro-entérologie et d’endoscopie du Pakistan, professeur de médecine et docteur Masood Siddiq, a exprimé cela à The News lors d’un entretien sur comment faire du Pakistan un pays libre d’hépatite.

Bien qu’il y ait eu des améliorations dans le traitement, ces améliorations sont beaucoup plus rapides à ce niveau qu’au niveau du dépistage. Plusieurs projets de micro-élimination sont en cours et ces projets jouent un rôle important pour identifier les personnes vivant avec l’hépatite C et les référer aux traitements.

Évidemment, augmenter les capacités de diagnostic et dépistage nécessiterait des investissements initiaux, mais une stratégie de la sorte pourrait coûter moins cher à long terme, a-t-il répondu à nos questions.

Il croit qu’utiliser des dépistages rapides d’anticorps aux points de services, puis des tests de génotypes/GeneXpert pour confirmer le diagnostic pourrait réduire le coût de l’élimination de l’hépatite C par 21%. Bien que l’élimination de l’hépatite C semble ambitieuse, « nous croyons qu’un appui fort du gouvernement et une planification stratégique pourraient faire de l’élimination une réalité », dit Dr Masood.

Il ajoute que les bases pour une augmentation du dépistage et des diagnostique ont déjà été mises en place par le Programme de prévention et traitement de l’hépatite du Pakistan. « Les efforts devraient se concentrer sur l’élaboration d’une politique nationale pour le dépistage général de la population par rapport à l’hépatite C. »

Donner des objectifs en matière de dépistage et diagnostic aux établissements locaux, renforcer les compétences des travailleuses et travailleurs du milieu de la santé, augmenter l’accessibilité à des dépistages et diagnostics à moindre coût, simplifier les diagnostics et les traitements en agrandissant les infrastructures pour offrir des services de santé à distance pourrait aider à contrôler l’augmentation du virus et, ultimement, l’éliminer.

De plus,des mécanismes de financement innovateurs pourraient être explorés pour lever les fonds nécessaire à améliorer le dépistage et traitement de l’hépatite C. On pense que les objectifs de l’OMS en matière d’élimination de l’hépatite C ne seront pas atteints à moins d’une forte volonté politique et d’efforts ciblés tant des secteurs publics que privés, conclu Dr Masood.

Muhammad QASIM, Urgent steps needed to accelerate diagnosis of hepatitis-C, Rawalpindi, Pakistan, The News, 27 mai 2019.

Categories: Hépatite C