La référence en hépatite C au Québec depuis 2003

Le Canada est si proche de la décriminalisation des drogues : agissons pour que ça arrive

(Publié le 2 septembre 2020 dans Filter magazine par Erika Dupuis et Kira London-Nadeau. Traduction libre de l’anglais par le CAPAHC.)

Après des décennies de faire campagne là-dessus, la décriminalisation de toutes les drogues pour usage personnel au Canada semble être à portée de main.

Le 17 août, des lignes directrices envoyées par le Service des poursuites pénales du Canada (SPPC) a demandé aux procureur·e·s de viser des sanctions non-criminelles pour la possession simple de drogues. Ils dénotent sobrement :
« Des sanctions criminelles, comme réponse principale, ont une efficacité limitée comme (i) effet dissuasif général ou spécifique et (ii) comme moyen d’adresser une préoccupation pour la sécurité publique lorsqu’on considère les effets dommageables d’un dossier criminel et de courtes périodes d’incarcération. »

Une augmentation tragique des morts de surdoses durant la pandémie, particulièrement en Colombie-Britannique et en Ontario – ainsi que des appels grandissants, dans les manifestations pour plus de justice raciale, de prioriser la santé et les droits humains par rapport à la criminalisation – ne peut plus être ignorée.

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20e Journée internationale de sensibilisation aux surdoses: se souvenir, mais surtout agir!

(Communiqué de presse de l’AIDQ et ses partenaires.)

À l’approche de la 20e Journée internationale de sensibilisation aux surdoses, l’AIDQ, l’AQCID, l’AQPSUD, le CAPAHC et la COCQ-SIDA s’associent pour la création et la diffusion, sur le web, de capsules vidéo destinées à l’ensemble des citoyens et citoyennes du Québec. Présentant les témoignages de cinq personnes touchées par la crise des surdoses, ces capsules dévoilées quotidiennement du 27 au 31 août 2020, ont pour but de sensibiliser la population aux surdoses et de contribuer à la mise en place d’actions concrètes visant à prévenir les morts par surdose au Québec.

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De nouveaux procédés de laboratoire en Colombie-Britannique simplifient la cascade de soin en hépatite C

(Publié le 17 août 2020 sur le blogue de CATIE par le professeur Mel Krajden et les docteures Agatha Jassem et Sofia Bartlett. Traduction libre de l’anglais par le CAPAHC.)

Les Britanno-Colombien·ne·es peuvent maintenant avoir un diagnostic d’hépatite C avec seulement un test sanguin. Ce test sauvera du temps et de l’argent tant pour les patient·e·s que pour le système de santé. C’est grâce à un nouveau procédé de dépistage introduit par le Laboratoire de Santé publique du BCCDC, connu sous le nom de test ARN hépatite C (VHC) réflexe.

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HepCATT, une intervention peu coûteuse mais moyennement efficace pour le dépistage de l’hépatite C

(Publié sur le Journal International de Médecine www.jim.fr le 3 mars 2020.)

L’OMS souhaite réduire l’incidence de l’hépatite C de 80 % et sa mortalité de 65 %, d’ici 2030. Le NHS (National Health Service) anglais ambitionne d’atteindre ces objectifs en 2025. Pour cela, les autorités sanitaires souhaitent mobiliser les médecins généralistes. Actuellement, 30 % des hépatites C dépistées le sont à leur initiative. Une équipe du Royaume-Uni a entrepris d’évaluer l’intérêt et le rapport coût-efficacité d’une intervention impliquant les généralistes et menée dans le but d’identifier et d’inviter les patients à haut risque à se faire dépister et traiter le cas échéant, intervention dénommée HepCATT.

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Journée mondiale de la justice sociale : Vers une réponse équitable à la réduction des méfaits et des hépatites

Traduction libre de ce texte original écrit par Jessica Hicks, directrice des programmes de l’Alliance mondiale contre l’hépatite, suite à sa présence à la conférence africaine de l’International network on Hepatitis in substance user (INHSU) ou Réseau international sur les hépatites chez les personnes utilisant des drogues.)

Le thème de la Journée mondiale de la justice sociale 2020 est « Combler les inégalités pour atteindre la justice sociale ». C’est particulièrement pertinent pour moi que je participe à la première Conférence régionale sur les soins en hépatites chez les personnes utilisant des drogues (INHSU Afrique) au Cap cette semaine.

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Emergence de nouveaux variants du VHC : faut-il avoir peur ?

(Dr Sylvain Beorchia, Childs K, Davis C, Cannon M et coll. : Suboptimal SVR Rates in African Patients with Atypical Genotype 1 Subtypes: Implications for Global Elimination of Hepatitis C. J Hepatol. 2019; 71(6) : 1099-1105. DOI: https://doi.org/10.1016/j.jhep.2019.07.025)

À l’ère des antiviraux à action directe (AAD) dirigés contre le virus de l’hépatite C (VHC), la majorité des personnes traitées pour une infection chronique à VHC sont quasiment « débarrassées » du virus, c’est-à-dire qu’elles obtiennent une réponse virale soutenue (RVS) dans plus de 90 % des cas d’infection par des virus de génotypes 1 à 7 et leurs sous types habituels. Les sous-types de VHC inhabituels en Europe sont, par contre, plus répandus en Afrique, mais on connaît mal leur sensibilité aux AAD. Ils incluent le génotype 1 non-1a/1b/non-sous-typable (G1) ou non 4a/4d (G4).

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Si on écrivait à propos de la caféine comme des autres drogues…

(Traduction libre de l’anglais au français à partir de cet article d’Elizabeth Brico publié le 10 juin 2019 dans Filter Magazine.)

Genelle Chaconas ne peut passer un jour sans caféine. Les « caféine-heads » consomment ce puissant stimulant sous la forme de « café » – un breuvage psychoactif dérivé de la cuisson de fèves d’un arbuste exotique poussant en Amérique Latine et en Afrique. Ces personnes consomment une tasse du breuvage chaque matin, puis répètent le rituel plusieurs fois tout au long de la journée.

Sans cela, dit Chaconas, ces personnes ont de la difficulté à se concentrer et deviennent colériques. « Les gens se mettant entre moi et le café ne vivent pas assez longtemps pour pouvoir le raconter », admet Chaconas. Des affirmations violentes comme celles-là sont fréquentes chez les « caféine-heads » – bien que plus de recherches puissent être nécessaires pour prouver le lien de causalité entre la caféine et des tendances meurtrières.

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